Trek au Chili – Bolivie

Un trek de rêve entre le Chili et la Bolivie pendant 17 jours.
L’itinéraire commençait à Arica pour finir à San Pedro de Atacama en passant par l’Altiplano et des bivouacs de rêve sous les étoiles.

Le vol

1h Genève – Paris
14h30 Paris – Santiago
2h Santiago – Arica

Décalage

Entre 3 et 4h

Voyage

En groupe (solo)

Pourquoi le Chili et la Bolivie ?

Le Sud Lipez faisait partie des rêves que je voulais vivre un jour. Voir ces couleurs folles, ces étendues sauvages, ces altitudes, volcans. Bref, tout me parlait !
Y aller seule par contre, non.
J’ai donc trouvé une agence qui proposait un trek hors des sentiers battus, tout en voyant les grands classiques colorés de la région.
Un programme Pépite entre ces deux pays !

La Compagnie :

J’ai choisi compagnie Terres Oubliées car elle me paraissait de confiance et proposait exactement ce que je cherchais.
J’aimais aussi beaucoup la partie « hors des sentiers battus » pour me laisser surprendre par le programme original proposé. Leurs voyages se font en petit groupe, et ça aussi c’était un critère essentiel pour moi.

Le prix peut paraître élevé d’un premier abord mais en comparant avec d’autres compagnies très connu dans le domaine du trek, ça ne l’était pas tant que ça car TOUT est compris ! Je n’ai pas sorti ma carte bleue de tout le séjour. Je n’ai eu besoin de rien rajouter.

On était encadré par un guide local absolument parfait.

Vendredi 13 Septembre 2019 : le grand départ

Le grand périple commence. Je suis quand même très angoissée de prendre le départ mais je sais que je vais vivre une aventure de folie.
J’ai déjà 1h de vol jusqu’à Paris depuis Genève.
Une fois à Paris Charles de Gaulle, je dois attendre 5h mon prochain vol. J’en profite pour écrire, regarder les gens qui voyagent. L’angoisse commence un peu à passer.
J’essaye de repérer mes 4 compagnons de voyage.
Je trouve Jenny, qui sera dans cette aventure (j’ai réussi à la trouver via Facebook quelques jours avant le départ), elle discute avec un de ses ami, Stephen qui fera parti aussi de l’aventure.
L’heure d’embarquer approche, je me décide à aller discuter avec Jenny et Stephen, et les deux autres membres du voyage nous rejoignent : Valérie et Philippe.
Le courant passe immédiatement très bien entre nous 5.
Je suis tellement soulagée ! On va partager 17 jours ensemble alors, c’est quand même chouette d’avoir des gens avec qui on s’entend bien.

Je m’installe dans l’avion, je suis en « premium économy ». Je me prépare aux 14h30 de vol qui m’attendent. Je suis au hublot tout devant, donc parfait. J’ai de la place pour mes jambes et un siège qui s’incline à peine plus. 
Je regarde pas mal de films, je mange, j’attends, j’écoute de la musique, mais jamais je ne dors.

Samedi 14 Septembre 2019 : premier pas au Chili

Après une nuit sans dormir mais assez calme, nous passons au dessus du Brésil. Les feux sont en train de sévir en Amazonie 😥.

Puis nous nous rapprochons du Chili, je regarde par le hublot et c’est magnifique.
Des montagnes à perte de vue. Tout à l’air tellement sec ici.
Je n’ai pas dormi mais je sens quand même cette ambiance matinale. D’avoir vu la nuit à Paris puis pendant le vol, avec ensuite le lever du jour en se rapprochant de l’Amérique du Sud m’a aidé à comprendre que nous sommes un nouveau jour. C’est comme si je me réveillais gentiment.
Le petit déjeuner est servi, je regarde les montagnes qui défilent à travers le hublot. C’est un moment de calme, de contemplation.

Le commandant de bord nous demande de nous attacher, car nous allons bientôt traverser la Cordillère des Andes puis atterrir. Le passage de la Cordillère est souvent un moment délicat, alors ils préfèrent que les gens s’attachent car les turbulences pourraient arriver à n’importe quel moment. C’est évidemment un passage que je redoute 😁.

 

Finalement, aucune turbulence. Juste une vue splendide.
Et enfin, après 14h30, nous atterrissons à Santiago du Chili, il est 9h30 du matin heure locale.

Je sors dans les premiers (prioritaire car je suis en Premium), et me dirige vers les douanes. Le trajet est juste INTERMINABLE. Jamais vu un aéroport aussi grand.
Après des minutes et des minutes de marche, j’arrive devant une fille d’attente gigantesque. C’est un peu le chaos ici.
Je ne vois absolument pas Valérie, ni Philippe, ni Jenny, ni Stephen. Je me demande s’il n’y avait pas un autre endroit où j’aurais du aller.
Après une longue attente, je passe la douane. 
Puis je me dirige vers le tapis des bagages. Il y a un monde fou ! Impossible de passer, ça grouille de partout. Et il faut repasser avec sa valise la douane pour qu’ils s’assurent que l’on ne transporte pas de fruits, légumes etc.

Ma valise arrive très vite (en priorité encore grâce au Premium) et je me dirige vers l’immense file d’attente pour sortir. J’aperçois Jenny et Stephen passer au moment où j’arrive enfin aux douanes. Je sors donc et les attends. Tellement longtemps que je me suis demandée s’ils étaient pas partis dans un autre terminal.
Et enfin, après 45 minutes, nous sommes tous ensemble ! J’avais vraiment l’impression que je n’allais pas les revoir (et qu’ils avaient disparu dans un monde parallèle 😬).

Nous nous dirigeons vers les Départs car nous allons devoir de nouveau checker nos bagages pour le dernier vol Santiago – Arica.
Mais vu que c’est trop tôt, on va devoir attendre.
Nous décidons donc d’aller nous poser à une table pour manger un bout et faire connaissance. Nous passons donc des heures à papoter de nos voyages, etc.
Je me rends compte que le groupe est vraiment top. On est tous à l’aise et on a beaucoup de choses à se raconter.

Enfin c’est l’heure de déposer nos bagages et de passer les douanes. J’arrive même à passer avec mon litre d’eau dans le sac… oups 😅.
Et enfin, nous embarquons pour le dernier vol : Santiago – Arica.
Le vol est rempli de locaux. Nous sommes d’ailleurs tout de suite reconnus par les hôtesses et steewarts comme les « french guys ».
J’ai une place au hublot. Je vais pouvoir avoir une belle vue.

Jenny et Stephen sont devant moi, et Val et Phil au rang devant.
Le vol se passe très bien. La vue est vraiment belle.

Je commence à être fatiguée. Je savoure le fait que le voyage a vraiment commencé. Ce soir, nous dormons à l’hôtel, on mange à l’hôtel : le rêve après ces heures d’avion !

Et enfin, après 2h de vol, nous atterrissons à Arica (tout au nord du Chili).
C’est le début de soirée ici. Nous sortons de l’avion, l’aéroport est tout petit. 
Lorsque nous sortons, ils ont tout récupéré et nous rencontrons Eduardo, notre guide pour les 17 jours à venir 😊.

Nous montons dans le van et nous nous dirigeons à Arica. J’observe qu’il y a beaucoup de chiens. Et la police un peu partout.
Eduardo nous explique que c’est bientôt la fête nationale et qu’ils veillent au grain car beaucoup de gens sont alcoolisés en cette période.
Nous arrivons devant un bel hôtel en bord d’océan. Ça sent les vacances avec le bruit de l’eau et des mouettes.

Après quelques formalités, nous prenons possession de nos chambres. J’aurais ma chambre pour moi ce soir. Je suis trop contente 😊
L’endroit est très propre. C’est Parfait !

On se retrouve dans le restaurant de l’hôtel pour le dîner.
Nous faisons un tour de table pour qu’Eduardo puisse évaluer un peu le groupe. Il nous explique dans les grandes lignes comment le voyage va se passer. Nous sommes tous impatients.
Le repas est super bon. J’ai eu le droit à la version végétarienne de tous les plats 😊.

Après ce bon repas et cet échange avec le guide, nous filons au lit.
Je me prépare et me mets dans mon lit, épuisée, et pour la première fois de ma vie, je dors d’une traite

Dimanche 15 Septembre 2019

Réveil vers 6h30 pour avoir le temps de bien préparer mes affaires avant de dormir sous tente dès ce soir.
J’ai vraiment très bien dormi (ça mérite d’être souligné !).
En regardant par la fenêtre, je vois que le temps est nuageux.
Je file au petit déjeuner (mon moment favori 😋), j’y retrouve Val et Phil qui sont déjà là. Jenny et Stephen nous y rejoignent. C’est un buffet, très bon ! Il n’y a que le café que je trouve horrible, je risque de ne boire que du thé ici !

Nous retournons dans nos chambres pour préparer les sacs. Il faut que je garde des affaires comme l’appareil photo, l’argent, un pull sur moi. Tout le reste va partir en 4×4 sur notre lieu de bivouac directement.
Vers 9h, Eduardo nous attend à l’accueil de l’hôtel et nous partons visiter la ville de Arica.
Nous découvrons les bâtiments de Gustave Eiffel.

Puis nous filons au port pour observer les pélicans et les lions de mer. Cet endroit est génial. Il y a les bateaux de pêche qui sont revenus, même les chats se régalent à manger les restes. Les lions de mer sont très près ainsi que les pélicans 😍.

Le spectacle est magique. J’avais envie de rester ici des heures !
Mais il faut repartir, nous partons maintenant pour le marché agricole de Arica, mélange de saveurs régionales. C’est aussi très sympa de se balader au travers des allers de fruits et légumes de toutes les couleurs. Très typique. C’est une bonne introduction au Chili.

Puis nous reprenons la route, en passant devant des Géoglyphes pour aller au musée archéologique d’Azapa.
Superbe musée avec des momies parmi les plus anciennes du monde. La visite a été super intéressante et très prenante.

Puis nous nous dirigeons vers un petit village pour manger. Le restaurant est très typique, nous mangeons plutôt très bien.
Eduardo nous demande de commencer à beaucoup boire, car nous allons monter en altitude aujourd’hui (3200m).
La route est longue, nous passons dans des endroits absolument désertiques. Tout semble extrêmement sec ici.
Il y a des travaux le long de la route, nous en profitons pour aller voir d’immenses Cactus le long de la route à pieds.

Après quelques heures de route (où je voyais l’altitude grimper à plus de 3000m), nous arrivons là où notre trek commence. Au milieu de nulle part. Juste une bourgade. Nous sommes à plus de 3200m d’altitude. Nous allons descendre un peu plus de 200m de dénivelé sur 5 km pour rejoindre notre campement pour la nuit.
Le chemin est sympa, il fait bien chaud, il y a des cactus partout.

On est vraiment au milieu de la nature, le soleil commence à petit à petit à décliner plus nous descendons dans cette vallée.

Puis, après 1h30 de marche, nous arrivons à notre premier campement.
Enrique (l’associé de Eduardo et notre guide pour les grosses randos) a déjà tout monté.
L’endroit est vraiment sympa ! Ma tente est prête, je peux déjà aller y installer mes affaires. C’est super !

Au loin, on entend des ânes sauvages…je me sens vraiment privilégiée d’être ici, sans personne, à vivre ça. Même si pour moi, l’éloignement de tout secours est dur à vivre, je me rends compte à quel point c’est génial de pouvoir vivre une expérience pareille.

J’installe mes affaires dans ma tente, il commence à faire frais.

La nuit tombe. Le froid arrive, mordant.
J’enfile déjà ma doudoune en me disant que ça risque d’être compliqué lorsque nous dormirons à 4500m 😅.
Enrique et Eduardo ont commencé à faire à manger. Nous les rejoignons dans la tente mess. Il y fait un peu plus chaud. La soupe se prépare.
Nous en profitons pour discuter un peu autours d’un bon maté de coca, et nous commençons à manger.

Le chien d’une habitante des alentours a accompagné Enrique sur tout son parcours, du coup l’habitante en question est venue à pied le récupérer. Elle prend le thé avec nous.

Puis l’heure de se coucher arrive. Le ciel est splendide. Je n’avais jamais vu une clarté pareille. 
On peut voir toutes les constellations et la voie lactée.
Eduardo sort son laser pour nous montrer la constellation du Scorpion, entre autres.
Il fait froid mais c’est magique.

Nous partons nous coucher. 
Je tente, en vain, de dormir. Impossible cette nuit. Entre l’altitude, le fait d’avoir froid, d’être pas super bien installée, l’excitation, de boire de trop et d’aller au petit coin toutes les 30 minutes… ce cocktail parfait pour ne pas trouver le sommeil malgré la mélatonine avalée.
Mais je me sens quand même chanceuse

Lundi 16 Septembre 2019

Le réveil (si on peut appeler ça) arrive et il faut se préparer pour cette longue journée qui nous attend. Le petit déjeuner est préparé. Les autres ont plutôt bien dormi, je suis la seule qui n’a pas fermé l’œil de la nuit. J’y suis habituée 😅.
Comme chaque jour de trek, un rythme se fait. Après le petit déjeuner, il faut préparer son sac avec le repas du midi, beaucoup d’eau, le nécessaire pour la journée (bâtons de marche que personne n’utilisera aujourd’hui d’ailleurs, veste, crème solaire, casquette, lunettes etc.).
Nous allons rejoindre Belén en passant par le petit village Pachama, désert en cette période. Il y a environs 13,5km pour 600m de dénivelé.
A Pachama, nous atteindrons les 3500m d’altitude.
Nous sommes prêts ! C’est Enrique qui va nous accompagner sur la première partie jusqu’à Pachama, puis Eduardo fera la deuxième partie du trek.

Je fais la mauvaise expérience du « cactus sauteur », je pensais que c’était une blague mais… lorsqu’il s’est planté dans mon tibia j’ai compris à quel point ces plantes étaient vicieuses 😅
Du coup, le reste de ma journée a été occupé à ne pas remarcher sur un cactus sauteur : concentration maximale vu qu’il y en a partout (et parfois je levais la tête pour voir les paysages somptueux).
Il fait très chaud. L’air est très sec. On met beaucoup de crème mais je sais que ça ne va pas suffire à contrer les coups de soleil. 

 

 

 

 

Sur le chemin, nous ne croisons PERSONNE. Cet endroit est clairement un chemin « hors des sentiers battus ». D’ailleurs, il est à peine visible. Si nous n’aurions pas eu le guide, je ne vois pas comment on aurait pu imaginer le tracé. On se sent d’autant plus privilégiés. C’est la vraie force de ce programme.
(Dans un coin de ma tête, je me dis qu’il ne faudrait pas qu’il nous arrive quelque chose là au milieu quand même…mais c’est le but lorsque l’on est très loin du tourisme de masse !)

Nous arrivons au Col de Pachama et après une petite pause, et presque 4h de marche depuis ce matin, nous atteignons le petit village de Pachama, désert en cette période. Lorsque c’est la saison de la mousson, quelques habitants reviennent habiter ici.

Eduardo nous y attend pour déjeuner. La pause fait du bien, après avoir crapahuté dans un endroit aussi technique et sec, on est tous crevés. Mais la route est loin d’être finie.
Enrique s’endort par terre en 2 minutes et ronfle… il y en a qui trouvent facilement le sommeil apparemment 😅.
Nous repartons pour rejoindre Belén, petit village que connait bien Eduardo, puisqu’il y a vécu. Nous y dormirons ce soir dans une petite auberge au charme familial.
Le paysage change de nouveau. Nous apercevons le Col de Belén que nous devrons passer à pieds dans 2 jours.

Il fait chaud, et nous continuons notre progression jusqu’à Belén. Environs 7h après notre départ ce matin, nous arrivons au petit village.
Il est 17h et nous aurons le temps de nous poser un peu avant de manger.

Nous installons nos affaires dans les chambres, ce soir je vais dormir avec Jenny et Stephen. Eduardo et Enrique seront dans la chambre du milieu et Val et Phil dans l’autre.
L’auberge est simple mais nous y sommes très bien accueillis. En plus il y a de l’eau chaude, on va pouvoir prendre notre douche.
Après s’être rafraîchi un peu, nous jouons à Uno et à Dobble. Une bonne partie de fous rires !

Puis nous partons nous promener dans le village. Eduardo nous raconte un peu son histoire. C’est ici qu’il a rencontré sa femme. Le village a beaucoup de charme. Le coucher de soleil est magnifique.
Le village parait désert car c’est bientôt la fête nationale et tout le monde est parti en ville.

Nous revenons à l’auberge pour manger.
C’est vraiment très bon ! Victoria nous a gâté.

Nous prenons notre thé avec le debrief pour le lendemain puis nous partons nous coucher.
Encore une nuit sans dormir pour moi, pourtant dans un lit confortable.

Mardi 17 septembre 2019

Le réveil, comme à son habitude, est compliqué. Je suis de plus en plus fatiguée à mesure que les jours passent. Je sais que je peux tenir environs 5 nuits sans dormir, mais le problème, c’est que ça m’apporte les maux de tête. Avec l’altitude ça risque d’être très compliqué si je ne parviens toujours pas à dormir cette nuit.

Le petit déjeuner est extra. Rien de mieux pour bien démarrer la journée.
Il va faire chaud encore aujourd’hui.
Nous partons visiter l’église de Belén grâce à un habitant du village qui nous ouvre les portes. C’est très intéressant de voir les matériaux dans lesquels l’église a été construite.

 

 

 

Nous chargeons ensuite le pickup de nos gros bagages et repartons en trek sur les hauteurs de Belén.
Une douleur au genou apparaît et je regrette d’avoir oublié mes bâtons dans le 4×4. Heureusement, Valérie me prêtera les siens.
Nous passons par des pâturages verts. Il y a des perdrix qui nous surprennent.
Je vois des chevaux et des ânes, seuls… attachés au milieu du champs. Je trouve ça très triste. Surtout lorsque l’on sait que les ânes ne supportent pas la solitude… ça m’a un peu miné le moral.

Photo Stephen 🙂

Nous continuons à monter, en traversant des forêts de quenuas jusqu’à trouver notre campement à 3600m d’altitude après 6km et 430 m de dénivelé.

Cet après-midi sera dédié au repos car demain nous entamons notre plus grosse journée de trek du séjour : le passage du col de Belén à 4670m d’altitude.
En aidant à monter la tente mess, on trouve un scorpion !

Puis je tente de me reposer mais impossible. Dans la tente c’est juste une fournaise !
Valérie me donne une bonne idée : aller m’installer dehors au vent frais. C’est vrai que ça fait du bien.

Eduardo me donne sa pommade pour le genou. J’ai de plus en plus mal.
Je pense que je ne suis absolument pas habituée à marcher avec de grosses chaussures de randonnée. Je suis toujours avec des baskets de trail partout et forcément, il faut que le corps s’adapte.
Il me raconte aussi l’expérience que l’on va vivre demain : unique. Ça va être dur, oui, mais exceptionnel. D’abord le départ de nuit à la frontale, puis le lever le soleil 1h après. Et les paysages qui vont changer au fur et à mesure.
Il a des étoiles dans les yeux en me le racontant.

Il part d’ailleurs en reconnaissance pour demain.

En voyant qu’il m’est impossible de dormir, je décide de bouger et de rejoindre Val et Phil pour papoter.
Nous partons ensuite nous promener avec Jenny et Stephen en fin d’après-midi, d’où nous pouvons observer le col que l’on va devoir franchir demain…
Le soleil se couche gentiment.

Pour manger, ce sera « bassine de soupe » aux pâtes 😂 et spaghettis… il nous faut des forces pour demain 😅!
Puis pendant la tisane, c’est le debrief. Le stress monte d’un cran, demain c’est la plus intense journée rando de notre programme. Et il n’y a pas de plan B. Il faut que l’on passe ce col pour arriver sur l’Altiplano à pieds. Le fameux Col de Belén se trouve à 4670m d’altitude soit environs 1000 mètres plus haut que notre campement actuel. Nous allons traverser tous les étages biologiques en chemin.
Le lever sera aux environs de 5h25 pour un départ à 7h30 maximum du camp.
Après avoir regardé le ciel magnifique dans le froid, nous partons nous coucher.

Mercredi 18 septembre 2019

Je pense m’être endormi à 4h du matin…et soudain, à 5h15, j’entends Eduardo qui nous réveille avec ses « Bonjour, mesdames et messieurs, allez, il faut se lever… », je pense être en retard du coup, et me dépêche de me préparer et de sortir de la tente. Sauf qu’en fait, je suis largement en avance et le petit déjeuner n’est pas prêt. Du coup je retourne dans ma tente et commence à rassembler mes affaires, comme tous les jours, pour que tout soit prêt.
Nous petit-déjeunons en silence. La fatigue et l’appréhension y sont pour beaucoup. Puis, nous sortons nous préparer.
Chacun emporte un bon stock d’eau et de nourriture. Les sacs pèsent lourds.
Nous partons du camp à la lumière de nos frontales. Le soleil se lèvera une heure plus tard.
Nous laissons Eduardo au camp, nous le retrouverons ce soir de l’autre côté de la Cordillère des Andes 😊.

C’est Enrique qui nous accompagne. Le seul problème, c’est qu’il ne parle pas français. Je connais quelques phrases en espagnol mais c’est pas aujourd’hui qu’on va papoter avec le guide 😅. Mais finalement, on arrive toujours à se faire comprendre. Enrique est super sympa et à l’écoute en plus.

Le début de la randonnée est un labyrinthe dans une forêt de quenuas. On continue de monter en silence. Le soleil commence à se lever derrière les montagnes. Quel spectacle !

Arrivés à 4000m d’altitude, nous faisons une petite pause. Je me dis que là, je vais être obligée de passer ce col, je ne peux plus faire demi-tour pour rejoindre le camp. L’angoisse monte d’un cran. Comment est-ce que mon corps va gérer l’altitude ? Et s’il nous arrivait quelque chose ici ?
Les secours ne sont pas aussi présents ici qu’ils pourraient l’être dans les Alpes. Il faudra être d’autant plus vigilants.
J’ai un peu la tête qui tourne. Je mange un peu de sucre… je me connais et sais que c’est mental.
Mon mal de tête s’intensifie. Je reprends un paracétamol. Je tourne à ça depuis hier déjà.

A 4300m, nous déjeunons. Je me sens de mieux en mieux. Même si je tourne au paracétamol, je me dis que dans environs 300 m de dénivelé, nous serons arrivés au col de Belén et qu’ensuite, il n’y aura « plus qu’à » redescendre.

La végétation a complètement changé par rapport à ce matin, et plus nous nous rapprochons du col, plus le paysage devient lunaire. C’est magnifique.
On peut apercevoir le Pérou au loin.

Et enfin, le col est en vue ! Je pourrais y courir ! J’ai retrouvé toute mon énérgie à mesure que l’altitude augmente… qui aurait cru ?
Enrique nous montre les herbes qui soignent les douleurs musculaires ou le mal des montagnes. La nature nous offre toujours de quoi se soigner.

Le cairns gigantesque du Col de Belén est là devant nous. La tradition veut que nous prenions chacun une pierre, qu’on la frotte contre soi en donnant toute la fatigue et les mauvaises énergies, puis il faut la jeter sur le cairns.
Nous sommes euphoriques ! 4670m d’altitude ! La vue sur l’Altiplano est saisissante… Nous allons basculer dans un nouveau monde.
Eduardo avait raison : cette expérience est unique.

Au loin, il y a les grands volcans actifs qui nous observent. Le spectacle est magnifique… Là, c’est le bonheur à l’état pur.

Nous faisons beaucoup de photos et allons faire une pause un peu plus bas pour manger. Nous savourons la vue.

Mais, il nous reste un col à passer, celui que l’on avait oublié.
Car non, la journée est loin d’être finie !
Nous reprenons le chemin après cette belle pause bien méritée. Pour l’instant ça descend, tout va bien. Mais il nous faut franchir ce deuxième col, et là, c’est compliqué. La fatigue est bien là. Je ressens surtout l’altitude et mon manque de sommeil. Les maux de tête sont devenus omniprésents. J’ai l’impression d’avoir la tête dans un étau.
Du coup, je me mets à marcher en fermant les yeux, en calquant mes pas au son de ceux d’Enrique devant moi.

Certains du groupe ne se sentent pas très bien. Nous refaisons une pause.

Photo Valérie 🙂

Enrique nous fait respirer un alcool qui est sensé faire passer le mal des montagnes.
Ça décoiffe ! Je ne me sens pas forcément mieux 😆, mais mise à part le mal de crâne qui commence à être insupportable, je n’ai pas d’autres symptômes du mal de l’altitude.

Nous voyons aussi nos premières vigognes 😍

Il y a même des traces d’autruches ! Je suis trop contente de voir qu’il y a autant de faune dans le coin !

On peut voir le camp plus bas en tout petit,  mais ça nous parait encore bien de trop loin.

Puis enfin, après 9h18 d’effort, nous arrivons à notre campement, après 15,5km et 1200m de dénivelé. Complètement éreintée, j’ai un mal de tête fou mais c’est tellement beau !

La vue de ma tente est sublime :

Nous nous reposons un moment, il est toujours impossible pour moi de dormir (alors que je sais que ça réglerait mes problèmes de tête). Au bout d’un moment, je rejoints Val et Phil, car ça ne sert à rien de tourner en rond dans ma tente.

On voit des traces de puma ! Ce serait génial si on pouvait en voir un ! (mais il y a seulement 1% de chance).

Le soleil se couche, le froid arrive mais le spectacle est sublime.

Après un bon repas, nous prenons nos taux d’oxygène dans le sang. Je suis basse mais pas au point d’être sous oxygène. Ouf. Nous sommes tout de même à plus de 4300 m d’altitude cette nuit. Le froid est mordant. Je me prépare une bouillotte pour la nuit 😅 mais au bout d’une heure, elle sera froide.

Jeudi 19 Septembre 2019

La nuit a été encore compliquée pour moi. Toujours pas réussi à fermer l’œil. Le mal de tête est toujours là. Malgré cela, le lever le soleil est magnifique. Le ciel était rouge sang !
En toile de fond, deux géants des Andes nous observent : les volcans Parinacota (6348m) et Guallarite (6071m).
Je me demande si je n’arrive pas à dormir tellement les lieux de bivouac sont magiques.
J’ai tellement envie d’en profiter à 100% que je n’arrive pas à éteindre mon cerveau pour me reposer.

La nuit a été très froide aussi, on sent que nous sommes haut en altitude ici.
Boire un bon maté de coca réchauffe.
J’ai quand même l’impression d’avoir moins mal à la tête pour l’instant.

Après le petit déjeuner et le rangement des affaires, nous repartons ensuite pour continuer notre trek en direction du hameau de Chuba : 11,5 km de plat nous attendent.

C’est sublime, nous sommes dans l’Altiplano, avec des volcans partout autour de nous et RIEN d’autres que nous.
Quelques troupeaux de vigognes passent, mais sinon, nous sommes seuls. Nous avons clairement basculés dans un autre monde depuis hier.
Les paysages sont différents. Il y a les volcans gigantesques au loin, qui crachent de la fumée. La pampa à perte de vue. Et rien que l’homme n’ait touché.
Ces paysages sont ceux que j’attendais avec impatience et je ne suis pas déçue. C’est encore plus beau que tout ce que j’aurais pu imaginer.

Nous faisons une petite pause régénérante avant de continuer notre marche. Nous voyons un troupeau de vigognes au-dessus de nous. Nous arrivons dans une vallée magnifique où les couleurs se mélangent.

Après presque 4h de marche, nous arrivons au hameau de Chuba. Nous découvrons les magnifiques Alpagas. C’est la pause selfie trop mignonne de la journée. Je n’arrive pas à partir d’ici 😍, regardez-moi ces têtes !

Après un petit souci technique sur un des 4X4, nous reprenons la route direction Parinacota. J’aurais bien embarqué un alpaga pour me tenir chaud la nuit dans la tente…mais on avait plus de place 😂

Sur le chemin, les troupeaux de vigognes se succèdent. Les paysages sont déserts et magnifiques.

Nous regagnons enfin une route moins chaotique. La vue sur les volcans est superbe.
Nous faisons un arrêt sur la route et pouvons aller observer une des plus belles vues qu’il soit.
Le volcan, les lamas, le lac… parfait tableau !

Nous allons continuer à pied notre trek pour regagner notre bivouac au pied du volcan Parinacota.
Après 1h15 de marche, nous arrivons sur notre lieu de bivouac, qui sera parmi ceux que j’ai préféré.

Je pars me promener aux alentours en attendant que le reste du campement se monte. Je croise d’adorables Viscaches et admire la beauté du paysage.

Je rejoints le camp où nous nous installons dans la tente mess pour discuter en attendant que le repas soit préparé. Il commence à faire bien froid… nous sommes à 4560m ce soir.
Aujourd’hui c’est ma fête, la Saint Emilie. Il y a pire comme endroit pour fêter ça 😅

Je n’ai pas le courage de faire des photos de nuit, ça sera mon grand regret du voyage, mais honnêtement entre la fatigue, le mal de tête et le froid, j’ai de la peine à me motiver. Ces moments resteront gravés uniquement dans ma mémoire.
Nous partons donc nous coucher.
C’est la nuit la plus froide… mais j’arrive enfin à dormir un peu !

Vendredi 20 Septembre 2019

Je me réveille vers 5h, en voulant boire, je me rends compte que ma gourde a gelé pendant la nuit… c’est pas possible 😱
Bon c’est la preuve que même dans la tente, la température est largement descendue en dessous des 0.

Malgré tout je suis ravie = quelques heures de sommeil ENFIN !
Mon mal de tête va mieux.

Le petit déjeuner, comme à son habitude, est très attendu pour ma part. Je mange pas mal de tartines avec de la confiture de lait et surtout, bois beaucoup de maté de coca.
Lorsque le soleil arrive, l’air se réchauffe immédiatement. Quel bonheur !

Comme tous les jours de bivouac, nous refaisons nos affaires, rangeons et attaquons notre journée de marche.
Aujourd’hui, nous allons marcher pour rejoindre les lagunes de Cotacotani.
La vue sur le Parinacota est toujours aussi sublime, avec son reflet dans le lac, et nous nous attardons pour faire quelques photos pendant qu’Eduardo joue de la flûte (l’instrument a un autre nom, mais je ne m’en souviens plus…)

Nous commençons notre rando. Toujours des paysages magnifiques. Je suis à la recherche du Puma.
Eduardo nous raconte qu’un groupe l’avait vu ici une année, alors même s’il n’y a qu’1% de chance pour que je le vois. Ducou, je regarde partout. D’ailleurs, il y a encore des traces (j’avoue qu’à la fin de la journée j’avais la cornée irritée à force de regarder partout si le puma n’était pas caché dans les rochers…😅).

On continue notre rando dans des paysages magnifiques.
Nous voyons nos premiers flamants roses au loin.
Un troupeau de vigognes nous surprend vers les lagunes. Il y a beaucoup de viscaches aussi 😍

Puis, il nous faut fournir un dernier effort pour rejoindre les 4×4 qui nous attendent plus haut, sur la route. A cette altitude, chaque pas est un peu plus dur. Mais vu que j’ai dormi, je me sens bien.

Puis nous reprenons la route, direction le Salar de Surire.
Nous faisons une petite pause au village de Parinacota, d’où est originaire Enrique. Nous y croisons des français, le monde est petit !

Puis nous reprenons la route. Les quelques heures passent vite sur ces routes au milieu de nulle part. Nous sommes dans le Parc National de Las Vicuñas. C’est un spectacle : volcans, lamas, autruches, petits hameaux qui se succèdent (ou généralement il n’y a qu’une seule personne qui vit).

C’est juste fou de se dire que des gens puissent vivre ici, sans aide ou accès facile à toutes choses qui nous paraissent si indispensables chez nous… ça me remet un peu (beaucoup) en question.

Les paysages changent très vite.
Je dois remplir des papiers de douanes en chemin pour Eduardo, mais avec l’état des routes et ses nids de poules, c’est un réel challenge 😅.

On se rapproche du Salar où nous allons passer la nuit.
On voit des policiers sur le chemin : je me sens soulagée de revoir un peu de vie 😅
Mon côté agoraphobe commençait à réapparaître. Eduardo nous explique qu’ils sont là car c’est le seul endroit où il y a du réseau dans le coin 😊.

Puis enfin, on voit le Salar au loin. C’est grandiose. Ce vaste désert blanc est situé à 4200m d’altitude. Ici, on peut y trouver différentes familles de flamants, tel que le Chilien, des Andes et de James.
« Surire » veut dire Autruche. Nous devrions en voir… mais ce sont avant tout les flamants et les vigognes qui sont présents.

 

Nous voilà arrivés au Thermes de Polloquere, des bains thermaux naturels en plein salar !

Nous prenons un petit bain avant d’aller monter notre campement 200 mètres plus haut.
C’est super agréable… l’eau est si chaude, un vrai bonheur. Le paysage autours de nous est fabuleux, des volcans partout, le salar, des vigognes… que demander de mieux ?

Nous rencontrons de nouveau des français à cet endroit (décidément), ils font le tour de l’Amérique du Sud à vélo. Quelle motivation ! Une vraie aventure (à laquelle je ne suis clairement pas prête 😁).

Nous montons en voiture pendant quelques minutes pour trouver notre endroit de campement pour la nuit. L’emplacement est juste parfait : nous surplombons le salar. Un véritable coup de coeur pour ce bivouac.

La nuit ne va pas tarder à tomber, il faut que l’on aide Eduardo et Enrique à monter les tentes et la tente mess.
Cela se fait assez rapidement, on s’installe dans nos tentes. La vue de ma tente est incroyable.

 

La nuit tombe gentiment. Le repas est prêt. Demain nous feront l’ascension du Chiguana à 5300m d’altitude. Je n’ai plus de maux de tête alors je suis un peu moins stressée, nos corps se sont largement habitués à l’altitude.

Il est l’heure d’aller se coucher, je prends quelques minutes pour faire quelques photos quand même (j’ai moins froid que les autres jours).
Le ciel est juste sublime. Ici, aucune pollution. La clarté est fabuleuse.

Jeudi 30 Septembre

J’ai dormi un peu cette nuit, je me réveille avec cette vue exceptionnelle. Je crois que ce lieu de bivouac restera mon préféré (j’ai l’impression de dire ça pour trop de choses ici 😅).
Ce matin, nous partons avec Enrique à l’assaut du volcan Chiguana qui culmine à 5300m d’altitude.

Après un bon petit déjeuner, nous partons à 8h30. Le début de l’ascension se fait en silence, dans des arbustes, puis gentiment, tout devient lunaire.
Nous montons bien et chacun est un peu dans ses pensées. La première partie est vite avalée.

A 5000m d’altitude, nous faisons une pause. Je n’en reviens pas d’être plus haute que le Mont Blanc !

Nous continuons ensuite notre ascension, avec la partie un peu plus raide.

Sur la dernière partie du trail, il faut s’aider des mains, j’adore ! Nous devons escalader de gros rochers, c’est ludique.

Et après 800 mètres de dénivelé, nous arrivons tous heureux au sommet du Chiguana.

Nous prenons bien le temps de profiter du sommet. Nous mangeons, faisons des photos partout.

Le moment de descendre arrive, après la partie des gros rochers, nous retrouvons un terrain meuble et il est plus facile de courir, donc là pour moi c’est juste le bonheur. Courir à plus de 5000m d’altitude, ça ne m’était jamais arrivé ! Liberté !

Photo Stefen 🙂

La descente est très rapide. Nous revenons au campement, tous très heureux de cette magnifique ascension qui aura été magnifique !
Eduardo nous accueille avec une bonne soupe et quelques gâteaux.
Nous plions bagages et reprenons la route en passant se baigner aux thermes de nouveau. Quelle belle récompense 😋 

Nos deux 4×4 reprennent la route pour Colchane. Mais au bout de 5 minutes, un bruit très bizarre nous surprend. Nous devons nous arrêter. Enrique, dans le deuxième 4×4 nous rejoint. Apparemment, ce serait l’amortisseur qui aurait lâché.
Ce petit incident nous fera rouler à 50km/h grand maximum. La route risque d’être très longue. Mais la vue est splendide quand même. On voit de beaux troupeaux de lamas, des autruches… Le temps est menaçant, les lumières sont donc magnifiques.

Puis Eduardo décide qu’il faut que l’on avance plus vite. Du coup nous passons TOUS dans sa voiture (à 6 dans le 4×4) pour qu’on ait le temps de profiter de l’hôtel de ce soir. Enrique ramènera gentiment l’autre 4×4.
C’est un super moment, serrés comme des sardines à l’arrière du 4×4, on aura vraiment bien rigolé !
J’ai proposé à Eduardo qu’il refasse le coup de l’amortisseur aux autres groupes, car pour moi, ça a clairement été un des moments que j’ai préféré du séjour 😂

On passe par Isluga, le soleil se couche gentiment.

Et enfin, nous arrivons à Colchane. Nous nous installons dans l’hôtel / auberge. Je suis assez surprise de la température dans l’hôtel, en pensant trouver le chaud, je me suis bien trompée.Il fait limite plus froid dedans que dehors 😂
Mais j’ai ma chambre pour moi avec un bon lit confortable. Ça changera de la tente quand même. Je suis ravie de retrouver un peu de confort.
Eduardo nous dit qu’il faut aller à la douche mais pas tous en même temps, sinon l’eau chaude n’arrivera jamais. On fait donc un tournus. J’ai tellement froid que j’aurais presque préféré m’en passer ! Bon, la douche a quand même fait du bien, quand j’ai vu la terre noire que j’avais partout (due à la boue des bains thermaux).

Le repas est vraiment très bon. Je suis éreintée. Il faut que je commence à refaire ma valise de A à Z car demain, nous devons passer la douane et tout doit être parfait.
Ça me prend un temps assez fou mais je pars me coucher avec une valise presque prête.

Dimanche 22 Septembre 2019

J’ai passé une bonne nuit, enfin !
Par contre, gros mal de gorge ce matin. Le froid de l’atmosphère a sûrement achevé ma santé fragilisée avec ce retard de sommeil.
Heureusement Valérie me passe des pastilles pour la gorge qui m’ont vraiment apaisées 😘.

C’est un peu le stress ce matin pour Eduardo : nous quittons le Chili pour passer la frontière en Bolivie. Cela peut prendre 30 min comme 3 heures, tout va dépendre de l’humeur des douaniers.
Il faut donc être irréprochables aujourd’hui, n’avoir aucun fruits ni légumes dans son sac.
J’avais passé 1h à tout vider hier soir, au cas où quelques fruits secs auraient décidé d’élire domicile dans mon sac, ce serait bête de se retrouver bloqués pour une mangue séchée.
Nous allons aussi quitter Enrique aujourd’hui 😥. Il reste au Chili et nous auront 2 nouveaux chauffeurs en Bolivie.

Nos sacs sont prêts, nous partons pour la frontière. Un dernier au revoir à Enrique et c’est parti.

Arrivés à la douane, pas de photo possible évidemment.
Les douaniers chiliens contrôlent nos passeports en se demandant ce que font des français ici.Cette douane n’est pas très utilisée pour le tourisme en général.

Nous nous rendons à la douane bolivienne. Ils contrôlent nos passeports, nos sacs et après une heure nous passons officiellement en Bolivie. En si peu de kilomètres, je vois déjà la grosse différence entre ces pays. 
Premier constat : c’est extrêmement sale. il y a des papiers partout, des bouteilles plastiques, c’est désolant 😨.

Nous rencontrons nos 2 chauffeurs : Max et Benito.
Je me retrouve dans la voiture de Benito avec Jenny et Stephen (et nos quelques fous rires).
–> Benito, c’est le seul mec qui roule sur les salars en faisant des selfies ou des siestes 🤣

A un moment donné, la voiture de devant avec les autres s’est arrêtée, sauf que Benito n’a rien vu et donc n’a pas freiné. Je lui ai dit « euh… PARA PARA » et au dernier moment il a pilé mais honnêtement j’ai cru qu’on s’encastrait dans le pare brise 😅
Entre ça et son petit « gilet de tableau de bord » (un espèce de bout de tissu qui épouse la forme du tableau de bord) qui glissait dans chaque virage… j’ai passé mon séjour en Bolivie à le remettre en place son machin !

Et c’est partit pour Llica (petite « ville »), puis le Salar de Coipasa et enfin, le fameux Salar de Uyuni.

Les chauffeurs nous déposent sur le Salar de Uyuni pour que l’on marche un peu. Séance photo obligatoire avant de les rejoindre pour le déjeuner.

Et puis nous partons pour l’île Lomo de Pescado où l’on va bivouaquer ce soir.
Après avoir installé nos tentes, nous partons faire une petite balade sur le Salar d’Uyuni.

Nous faisons ensuite une petite séance photo sur le Salar.

Nous remontons Lomo del Pescado au travers des immenses cactus puis nous redescendons regarder le magnifique coucher de soleil depuis notre campement.

Nous mangeons et partons nous coucher. Le début de nuit est plutôt chaotique car d’autres gens se sont installés tout près de notre campement, il parlent fort, chantent et viennent chuchoter tout près de ma tente vers 23h (bon c’est vrai que le Salar n’est pas assez grand aussi ! Franchement 10582 km2… c’est limite).

Lundi 23 Septembre 2019

On se lève avant le soleil, car ce matin, nous montons au Mirador du volcan Tunupa.
Petit déjeuner et nous partons rouler sur le Salar pour rejoindre le point de départ de la randonnée. Là clairement, on avait l’impression que Benito finissait sa nuit…🙄
A sa décharge, le salar, c’est franchement monotone pour rouler… et tu vois le danger arriver de très loin (quand tu as les yeux ouverts) 😂

Il y a encore beaucoup de Viscaches. On aperçoit au loin le sommet du volcan Tunupa. L’ascension est longue bien que peu difficile. On discute pour passer le temps. Plus on monte, et plus on a une vue sur le Salar d’Uyuni. C’est immense, à perte de vue.
Et enfin, nous arrivons au Mirador du volcan Tunupa à plus de 4600m, après 5km et 800m de dénivelé.
Les couleurs sont magnifiques !
Stephen nous donne une petite spécialité de Amiens à manger… délicieuse !

Nous entamons la descente qui nous parait terriblement longue. Heureusement les 4×4 sont montés 200m de dénivelé plus haut et nous n’avons donc que 600 mètres de dénivelé à descendre… Il fait extrêmement chaud et nous sommes heureux d’arriver.

Nous reprenons la route en traversant le Salar d’Uyuni pour rejoindre l’île au cactus : Incahuasi.

Le 4×4 de Max crève en plein milieu du Salar… On en profite donc pour refaire quelques photos pendant que Benito et Max réparent la roue.

Une fois la roue changée, nous reprenons la route. Nous arrivons à l’île Incahuasi. C’est ultra touristique, mais d’après Eduardo, nous avons de la chance car il n’y a pas foule. Nous en profitons pour faire une petite randonnée au milieu des cactus pour monter au point culminant de l’île.
Les paysages sont certes magnifiques, mais il est dur de faire une photo sans un 4×4 ou sans trace sur le Salar. Nous sommes revenus au tourisme de masse par excellence. Après tous ces jours coupés du monde, ça fait bizarre de se retrouver au milieu de tout ce monde.
J’avais déjà remarqué en arrivant sur le Salar d’Uyuni à quel point l’endroit a été pollué par le tourisme de masse. Je m’attendais à des étendues immaculées mais honnêtement, ça a été l’endroit le plus sale que l’on a fait lors de ce séjour. Des bouteilles plastiques jonchent le sol, il y aussi beaucoup de papier toilettes dans les arbres… vraiment dommage 😥 car ça reste une merveille de la Nature.

Les cactus restent toutefois impressionnants et magnifiques.

Après ce petit arrêt, nous reprenons la route pour sortir du Salar. On s’arrête pour prendre un peu de Sel en souvenir. Puis nous nous dirigeons vers San Juan pour rejoindre notre bel hôtel.

Les routes sont des pistes ici. Les nuages de fumée derrière nos voitures sont impressionnants.
Il y a des chiens qui peuvent débouler de partout, on manque de peu d’en écraser un… mon cœur a fait un bond (mais Benito rigolait) !

Et enfin, nous arrivons à l’hôtel magnifique de San Juan. Ici, j’aurais non seulement ma chambre pour moi, mais également MA salle de bains ! Le rêve après ces jours de partage.

Après une bonne douche (les cheveux en avaient besoin), nous nous retrouvons pour boire un verre puis pour aller manger. Le repas est excellent ! Il y a un buffet de salades, ils m’ont même préparé une bonne omelette.

Mardi 24 Septembre 2019

Je n’ai pas trop mal dormi et je file au petit déjeuner : confiture de fraises maison délicieuse, pain, salade de fruits frais, céréales… Il y a de quoi faire 😋

Puis nous chargeons nos bagages et partons pour une journée sublime de route ponctuée d’arrêts magnifiques.
Nous nous arrêtons déjà à un supermarché où Eduardo nous achète du chocolat au coca (une tuerie).
Je suis dans le 4×4 de Benito toujours, mais cette fois avec Valérie et Philippe.
Nous resterons en contact avec l’autre 4×4 avec nos talkie-walkie.
Nos deux 4×4 commencent leur aventure en traversant un salar. Nous nous arrêtons vers une voie de chemin de fer pour quelques photos. Nous sommes entourés de volcans. Les troupeaux de vigognes galopent… absolument magique !

Puis, après avoir goûté au fameux chocolat au Coca, nous arrivons au Mirador du volcan Ollagüe. Superbe.

Nous repartons sur les pistes tortueuses de la Bolivie. Nous croisons un homme seul à vélo, encore un fou d’aventures. Je me dis qu’il faut avoir une sacrée volonté pour faire ça à vélo.

Nous arrivons à la Laguna Cañapa et ses flamants roses par centaine.

C’est splendide ! Là on arrive vraiment dans les paysages du Sud Lipez que je rêvais de voir.
Nous continuons notre route jusqu’à la Laguna Hedionda et son eau bleue turquoise. Encore une beauté remplie de flamants 😍
C’est ici que nous nous arrêtons manger.

Nous partons ensuite nous promener autour de la Laguna.

Et nous reprenons la route pour rejoindre notre hôtel de ce soir. En chemin, nous passons par la Laguna Honda.

Les « routes » sont chaotiques, mais nous arrivons bientôt à notre hôtel et surtout, les paysages sont splendides.

Nous arrivons à l’hôtel Tayka. Superbe hôtel « Del Desierto ». J’ai une chambre immense pour moi toute seule. Eau chaude et électricité (solaires) de 18h à 22h environs sont disponibles. Je branche donc tous mes appareils à charger (dont les Talkie-Walkie de Eduardo). Il fait frais mais nous sommes à 4600 m d’altitude ici 😊

Le restaurant est aussi très sympa, avec une belle vue panoramique sur le désert de Siloli.
Avec Valérie, nous allons nous promener autours de l’hôtel. Chaque pas est dur avec l’altitude.
Puis nous nous retrouvons tous pour un thé avant d’aller manger. Le restaurant est très bon… !

Nous regagnons nos chambres pour un repos bien mérité.
Demain, c’est une des journées que j’attends le plus : Arbol de Piedra, Laguna Colorada, Désert de Siloli et surtout, la magnifique Laguna Verde.

Mercredi 25 Septembre 2019

En route pour une journée haute en couleurs !

Premier arrêt : Árbol de Piedra. Une curieuse formation rocheuse qui ressemble, comme son nom l’indique, à un arbre de pierre. Mais avant tout, juste en arrivant, nous croisons 2 renards peu farouches (ils pensaient qu’on allait les nourrir), que je m’amuse à photographier. Ils jouent le jeu et me laisse facilement immortaliser leurs magnifiques petits minois 😍

Sur le chemin du retour, nous croisons de nouveau nos amis les renards (qui étaient quand même un peu moins patients et plus insistants avec nous… attention à ne pas s’approcher trop près). Puis nous reprenons la route pour La Laguna Colorada 😍. 

Après un bref arrêt à l’entrée du parc, situé dans la réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa, nous partons découvrir cette pure merveille, presque seuls au monde ! Quel privilège de pouvoir découvrir cet endroit sans une foule de gens.
Les couleurs sont saisissantes.

Nous quittons cet endroit magique et reprenons la route pour aller au Geyser Sol de Mañana. On passe par un col à 5000m d’altitude.

J’adore ces endroits volcaniques…ces couleurs 😍

Les couleurs sont irréelles. Cette zone a une grosse activité géothermique avec de nombreux geysers, fumerolles et mares de boue. Nous marchons au milieu de tout ça en faisant très attention car cela reste extrêmement dangereux.

Nous reprenons la route, en passant par le magnifique Désert de Dali. C’est juste sublime. Et c’est ça que j’attendais de voir avec impatience.

Lorsque je rêvais de ce voyage, je regardais des photos de cet endroit en me disant que, peut-être un jour, je verrais ces merveilles de mes propres yeux. Et j’y suis… C’est d’une beauté.
Il n’y a rien. Que des montagnes volcaniques aux couleurs rouges, du sable à perte de vue, quelques rochers dispersés au hasard de la nature.
Pour couronner le tout, un troupeau de vigognes passe devant les montagnes rouges…unique.

Nous arrivons gentiment à l’endroit que j’attendais le plus du voyage : La Laguna Verde.
En arrivant, c’est la claque ! J’ai trouvé cette merveille encore plus belle que je ne l’imaginais. La couleur de l’eau est irréelle : verte-bleue. Et surtout, il n’y a PERSONNE d’autre que nous… seuls au monde sur un des spot les plus touristiques de Bolivie !

Maintenant, il faudra que je revienne pour faire ce sommet devant moi : le Licancabur (5916m).

Après un bon moment à contempler cette beauté, nous quittons ce joyau en passant devant la magnifique Laguna Blanca avec un troupeau de vigognes qui pose juste devant.

Après un petit repas vers la Laguna Blanca, nous nous dirigeons vers la douane pour revenir au Chili. Là, les choses sérieuses arrivent.
Nous rentrons dans la douane qui, disons-le, a une odeur bien marquée et assez répugnante.
C’est très calme, il n’y a pas un bruit et le douanier n’a clairement pas l’air commode. Je regarde Jenny et lui dis tout bas : « Mmm dis donc, ça sent super bon là dedans ». De ça, Jenny me répond « ha bon tu trouves? » (elle n’a visiblement pas perçu mon ton ironique). Je lui répond donc « Mais non, je déconne, ça pu vraiment la m**** ».
Et là, on part dans un fou rire incontrôlable. Sauf que le douanier a cru qu’on se moquait de lui et nous vire direct de son bureau. Il garde Eduardo avec lui, à qui il fait la morale pendant quelques minutes, puis nous devons retourner dans le bureau de douane UN PAR UN, sans sourire pour donner notre passeport et le bakchiche qui va avec, évidemment.
Bon à savoir : les douaniers Boliviens n’ont AUCUN humour ! Mais je pense que cette expérience restera dans l’esprit de Eduardo un moment !

Nous passons la douane chilienne cette fois. En prenant soin de ne pas trop sourire. Nous devons remplir une feuille, je crois que Stephen en a utilisé 5 pour pouvoir en remplir une correctement… 😂. On commence à rire mais il faut que l’on se tienne à carreaux cette fois.
Nos sacs sont fouillés. Nous montrons directement notre origan pour éviter les problèmes. Nos passeports vérifiés. Et enfin, nous sommes sur le sol chilien !
Direction San Pedro de Atacama. Nous redescendons donc de 4500m à 2500m en 45 minutes et finalement, c’était le plus dur ça.

Nous arrivons à San Pedro. Ça grouille de monde et on est franchement plus du tout habitués à ça.
Notre hôtel est super, les chambres sont plutôt très grandes et confortables.

On part en ville se promener et faire quelques achats. Il y a des chiens errants partout ici ! Moi qui voulais aller courir un matin au réveil, ça risque d’être compliqué (toujours peur des chiens qui ne sont à personne, même si j’adore les animaux).

Puis nous rejoignons Eduardo pour le repas dans un bon resto du centre-ville.
Nous mangeons très bien, même si je suis sure d’avoir manger un truc pas frais au vue de mes douleurs d’estomac de la nuit et du lendemain.
Eduardo nous explique l’ascension de demain. Nous allons gravir le Cerro Toco mais par la face Nord (initialement, c’était prévu par la face Sud), ce qui change tout car nous auront finalement plus de 800 m de dénivelé pour atteindre le sommet qui culmine à 5604m ! Dernier défi du séjour.

Nous partons nous coucher, un peu plus stressés qu’avant le repas 🙄

Jeudi 26 Septembre 2019

Petit déjeuner et préparation pour notre gros défi du jour.
Depuis hier soir, j’ai super mal à l’estomac. J’espère que ça ira pour la journée.
C’est Luis qui va nous accompagner pour cette ascension.
Nous prenons le minibus pour le début de la rando. On remonte donc les 2000m de dénivelé dans l’autre sens.
Et c’est parti pour le dernier sommet !

Les paysages sont magnifiques…on voit bien le Licancabur et la Laguna Blanca. C’est volcanique comme j’aime 😍

Et d’un coup, Valérie ne se sent pas bien. Elle veut redescendre, ça me met un gros coup au moral. Cette dernière ascension, je la voyais tous ensemble !
Elle a des vertiges. On lui dit de prendre le temps, de s’asseoir, de manger et de respirer. C’est vrai qu’à cette altitude, le moindre pas est un effort.
Luis prévient Eduardo que Valérie veut redescendre par Talky Walky. Du coup Philippe veut accompagner sa femme et ne pas faire l’ascension non plus, ce que je peux comprendre. Et là, tout s’effondre dans ma tête.
On l’encourage tous à prendre le temps, de bien réfléchir avant de prendre une décision qu’elle pourra regretter… et contre toute attente, elle se relève et veut continuer avec nous !
Nous sommes tous super heureux et nous repartons gentiment, sans précipitation pour le sommet.
Cependant, cette fois, c’est moi qui ne vais plus. J’ai de gros vertiges, mal à l’estomac et j’avoue que d’avoir vu Valérie dans cet état a ravivé mon agoraphobie. Nous sommes quand même au milieu de nulle part, sans secours facile. J’essaye de ne rien transparaître. Ce serait dommage qu’on refasse le remake d’il y a 20 min !
En plus de tout, je me dis que cette ascension marque un des derniers moments de notre aventure, le séjour touche à sa fin et quelle aventure. Mais ce n’est pas fini ! Allez !

Ça commence à aller mieux, au moment où Jenny en a clairement ras le bol de monter dans la caillasse 😅. Le sommet est là ! Juste au dessus de nous ! Ni une ni deux, on trace le rejoindre en coupant directement « droit dans l’pentu » avec Jenny. On en a marre de faire des zig zag.

Et ENFIN, après plus de 5h d’effort, nous voici au sommet du Cerro Toco, 5604m. Wouha… voilà…le dernier défi est presque terminé.

Après la séance photo, nous partons pour la descente par la face Sud. C’est bien de ne pas reprendre le même chemin. Pendant la descente, je suis littéralement pliée en deux à cause de la douleur à l’estomac. Horrible…mais nous sommes bientôt arrivés.

Nous arrivons au minibus.
Ma douleur est toujours là mais ça commence un peu à aller mieux lorsque j’arrête de marcher.

Nous montons dans le minibus et revenons sur San Pedro de Atacama.
Nous avons le temps de visiter la ville et faire un peu de shopping avant le restaurant de ce soir.

Il y a un pianiste dans le restaurant, avec Eduardo, on lui demande de nous jouer « Gracias a la vida« , chanson sublime dont on avait parlé dans l’auto en Bolivie…😍
C’est magnifique.

Nous repartons à l’hôtel, Eduardo me montre sur une carte où je peux aller courir demain matin, puis nous partons tous nous coucher.

Vendredi 27 Septembre 2019

J’ai entendu les chiens aboyer toute la nuit… j’avais perdu mes boules quies pendant le voyage, donc impossible de dormir. 
Je me lève à 7h et me prépare pour aller courir.
J’aime toujours aller courir dès que je le peux pour visiter un peu plus lors de mes vacances.
Pendant le séjour, c’est la seule opportunité que j’aurais eu d’aller courir (surtout de trouver une douche au retour 😆).
Je décide de commencer par la route qui mène au Geyser del Tatio, sous les conseils d’Eduardo.
Je passe par des quartiers de San Pedro remplis de chiens errants. Je ne suis pas très tranquille mais finalement ils me regardent à peine et s’en foutent complètement.
J’ai une vue sur le Licancabur au loin, le soleil se lève…c’est magnifique.
Puis je me dirige vers un autre quartier pour continuer ma découverte. Il fait déjà assez chaud. J’ai beaucoup de mal ce matin, sûrement l’altitude et le séjour qui commence à se faire sentir.

Aujourd’hui c’est notre dernier jour… demain sera consacré au retour…😢
J’ai beau être contente de rentrer chez moi, je sais que le départ va être dur. Après une aventure pareille, on s’habitue à la présence des gens chaque jour et au fait que l’on voit des choses extraordinaires chaque seconde. C’est clairement une aventure inoubliable, à jamais gravée. Je repense à tout ce que l’on a vécu ces 15 derniers jours et je ne peux être que reconnaissante.

Après une bonne douche, je vais petit déjeuner et file faire quelques emplettes à San Pedro.
Je rejoins les copains en cours de route. On visite l’Eglise sous les conseils d’Eduardo (rapidement) et on fait quelques magasins pour acheter quelques souvenirs. On trouve une jolie échoppe qui vend de la bonne tisane et des livres. On passe également pas un petit magasin qui vend des savons qui sentent divinement bon. On prend tous Saveur Coca d’ailleurs 😆.

En fin de matinée, on doit retrouver Eduardo pour aller visiter le musée de la Météorite. Mais il arrive et nous dit que, malheureusement, il a un empêchement de dernière minute et ne pourra pas venir avec nous 😔. Il nous rejoindra vers 15h pour nous emmener dans la Vallée de la Lune et de la Mort.
Nous partons donc tous les 5 pour la visite du Musée de la Météorite qui se trouve à 200 m de notre hôtel.
Le musée est très intéressant. Très petit, mais ils ont une jolie collection de météorites.

En sortant, c’est l’heure de faire le Checkin pour notre vol (déjà…) et je m’arrange pour me retrouver à côtés des copains. J’aurais pu avoir une super place à l’avant, mais franchement, après 15 jours non-stop ensemble, j’avais envie de rester jusqu’au bout avec eux ! Quitte à être sur une rangée de 3. C’est mille fois plus sympa de finir comme ça.

Après cette petite visite, on se trouve un petit restaurant où l’on va manger de bon tacos 😋.

Puis Eduardo arrive avec Georges et son minibus pour nous emmener à la Vallée de la Lune.
On rigole bien dans le minibus. Même si ça sent clairement la fin, ce sera drôle jusqu’au bout.
On arrive au premier arrêt. Une magnifique dune de sable. Par contre : LE MONDE 😱 !!! Non mais on est plus du tout habitués à vivre les choses touristiquement ! Après 15 jours coupés du monde, le retour à la réalité est brutal. Les paysages n’en restent pas moins beaux.

Nous reprenons la route et faisons un deuxième arrêt pour marcher un peu. Les paysages sont, une fois de plus, irréels.

Puis nous nous dirigeons pour le coucher de soleil à la Vallée de la Mort.

Nous regagnons San Pedro de Atacama pour aller manger au restaurant. Notre dernière soirée, on y est.
On fait un tour de table pour savoir ce qu’on a adoré, et aussi, ce que nous avons moins apprécié. C’est dur de faire un choix. Il y a eu tellement de moments forts, comment choisir ?
Un de mes moments favoris était l’amortisseur qui casse dans le Salar de Surire qui nous a obligé de tous finir dans la même voiture. On avait tellement rit et ça restera pour moi un super moment de partage.
Un point clef du voyage a été le passage du Col de Belén pour rejoindre l’Altiplano À PIEDS. Incroyable expérience. Un réel défi et hors des sentiers battus.
Mais certains lieux de bivouac ont été clairement incroyables aussi ! Entre celui au pied du Parinacota, celui au dessus du Salar de Surire ou en pleine pampa dans l’Altiplano… Wouha. On en aura vécu des expériences.
La première semaine a été magnifique, alors que je ne m’y attendais pas.
Le sommet du Chiguana a été génial, on a tous adoré ce moment.

C’est aussi très intéressant d’entendre ce que les autres ont préféré ou moins aimé. Ce n’est généralement pas ce à quoi on s’attendait.

Je dis aussi que j’ai été un peu déçue du Salar de Uyuni. L’impact du tourisme de masse y est clairement pour quelque chose : polution, beaucoup de monde, mais ça restait quand même chouette à voir et ça aurait été bête de ne pas le faire en étant si près ! Je suis contente de l’avoir vu de mes propres yeux.

Puis c’est l’heure d’aller se coucher. Demain après le petit déjeuner, nous filons pour Calama prendre notre vol pour Santiago.
Je suis heureuse de rentrer retrouver Sylvain, mes chats, ma maison, et mon petit confort. Mais je vais me coucher rêveuse de tous ces moments, et en même temps triste de partir.
Les voyages sont toujours des ascenseurs émotionnels.

Samedi 28 Septembre 2019

Voilà, nous y sommes : dernier lever.
Je prépare ma valise… je me demande comment je vais réussir à tout caser.
Un dernier petit déjeuner ensemble et il est temps de prendre le minibus pour l’aéroport. Le trajet se fait relativement dans le silence. J’appréhende toujours les adieux.
Je me raccroche au fait que je vais retrouver mon confort.
Nous traversons de beaux paysages complètement désert. Puis nous arrivons gentiment à Calama.

Le minibus nous dépose devant l’aéroport. Eduardo nous accompagne au comptoir d’enregistrement des voyages puis c’est l’heure des adieux. On se sert dans les bras, émus, en se disant qu’il faudra absolument re-prévoir un voyage ensemble, on se décide pour l’île de Pâques tous ensemble.
Puis nous prenons les escaliers pour monter aux douanes. Un dernier signe de main à notre ami Eduardo et nous voilà partis.

J’espère vraiment qu’on pourra un jour se refaire un voyage ensemble, tous.

Nous faisons nos derniers achats souvenirs et puis notre vol décolle de Calama pour Santiago.
Je suis au hublot, à côté de Jenny, et elle me prête ses écouteurs pour pouvoir découvrir des musiques assez sympas qui vont plutôt bien avec le décors. Le désert d’Atacama est sous nos pieds, la vue vaut la peine de ne pas dormir.

Après 2h de vol, nous voilà à Santiago, case départ, 16 jours après notre arrivée, là où tout à commencé.
Cet aéroport est toujours autant bordélique 😅. Il y a un seul ascenseur pour tous les passagers, c’est juste le chaos là au milieu. Après 2h, on arrive ENFIN à déposer nos bagages. On se demandait si on allait avoir assez de temps.
Ça commence à parler français autours de nous. Voilà, cette fois, la fin est bien là.

Nous embarquons pour les 14h30 de vol qui nous séparent de Paris. Je suis à côté de Jenny et Stephen (rangée de 3) et Val et Phil sont juste sur la rangée de 4 personnes devant.

On s’installe à nos sièges, l’hôtesse arrive pour nous donner à boire, elle passe 10 min à parler avec nous, à vouloir savoir le programme qu’on a fait. Super sympa 😃
Elle nous laisse même la bouteille d’eau pétillante entière juste pour nous tellement on a soif.
Et nous décollons.
Cette fois, on sent bien la fameuse cordillère des Andes, 45 min où on doit rester attachés et heureusement, ça bougeait pas mal 😅.

Comme d’habitude en avion, je ne dors pas.
On se retrouve même au fond de l’avion avec les copains pour boire un coup et manger quelques gâteaux.
Et après 14h30 de vol, nous voici revenu en France.

Dimanche 29 Septembre 2019

Val, Phil et Stephen restent sur Paris. Jenny et moi avons notre correspondance.
Nos chemins se séparent donc ici, à la sortie de l’avion. On se sert dans les bras en se promettant de se revoir très vite. Jenny est très pressée car elle a son vol dans 1h. Moi j’ai 4h devant moi, je suis moins stressée.

Je vagabonde dans le hall en attendant que ma porte d’embarquement s’affiche. Du retard est annoncé. Je préviens mes parents et Sylvain qui viennent me chercher à Genève.

Le vol décolle enfin. J’ai toujours cette peur de m’écraser là maintenant, après 17 jours où tout s’est bien passé 😂. Ce serait quand même dommage.. mais bon.

Après 1h de vol, j’arrive à Genève, prends mon bagage et passe les portes du hall des arrivées. Là Sylvain et mes parents m’attendent…🥰

 

Bilan

En écrivant cet article, je me suis remémoré tous ces magnifiques moments et ce voyage restera l’un des plus beaux que j’ai pu faire dans ma vie. 
Tout y était : les paysages, le groupe, les guides, l’organisation, le défi sportif aussi.
Bref, une claque, à tous les niveaux.
17 jours de bonne rigolade, dans une ambiance légère, détendue. C’était tout simplement MAGIQUE.
Un immense merci à Jenny, Stephen, Valérie, Philippe et Eduardo… tout était incroyable aussi et surtout grâce à vous.

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